Revue de presse 2017 sur La Livinière

<<Pour le Livinage, nous avons eu la chance de pouvoir remonter un peu dans le temps (jusqu’en 2010), et certains vins de cette appellation gagnent manifestement à reposer un peu. Comme les excellents Clos Centeilles 2011 et La Siranière 2012, par exemple.
En résumé: Mesdames et Messieurs de La Livinière, ne changez rien, vous tenez la bonne recette ! Vos vins n’ont jamais été aussi bons. Et je ne parle pas que des cuvées de prestige, je parle des vins en général, pour lesquels vous semblez doser de mieux en mieux l’extraction et le bois (quand vous l’utilisez, ce qui n’est pas une obligation).>>

La presse a mis plusieurs fois à l’honneur les vins de la livinière. Nous reprenons ici leurs articles. N’hésitez pas à vous abonner à leur site pour recevoir les nouveaux articles.

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Les 5 du vin : livinage 2017

L’édition 2017 du Livinage (la sélection des meilleurs vins du Cru Minervois La Livinière) s’est tenue à Siran le 24 avril dernier.

Pour rappel, l’originalité de ce concours est que tous les domaines peuvent participer (ils étaient 26 au total), que chaque vigneron ne présente qu’un seul vin, et que les membres du jury (qui dégustent tous les vins) sont répartis en trois tables: une table sommeliers, une table producteurs et une table journalistes. Cette année, je faisais partie du jury journalistes, au côté d ‘André Dominé, de Johan Castaing et de Caroline Jauffret-Redon. Si ma mémoire est bonne, notre amie Marie-Louise avait également siégé dans ce jury, en qualité de sommelière, l’année dernière.

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Le gardien du Clos Centeilles (Photo (c) H. Lalau 2017)

Ce fut un excellent moment. Je ne parle pas seulement de l’organisation, sans faille, mais des vins, d’un excellent niveau.

Je le dis avec d’autant plus de conviction que les Minervois La Livinière présentés le matin même, à Pézenas, dans le cadre de la semaine Millésimes & Terroirs en Languedoc, ne m’avaient pas autant séduit.

Deux raisons me viennent à l’esprit pour l’expliquer:

Primo, l’accumulation. Peut-être avais-je voulu déguster trop de vins, trop d’appellations, en cette première matinée, et j’ai fini par saturer. L’après-midi, le contexte était tout autre, et sans doute plus favorable.

Secundo: ce n’étaient pas les mêmes millésimes. Pour le Livinage, en effet, nous avons eu la chance de pouvoir remonter un peu dans le temps (jusqu’en 2010), et certains vins de cette appellation gagnent manifestement à reposer un peu. Comme les excellents Clos Centeilles 2011 et La Siranière 2012, par exemple.

Les vins primés (Photo (c) H. Lalau 2017)

Et maintenant, place au palmarès:

JURY PRESSE CLOS CENTEILLES Clos Centeilles 2011
DOMAINE DE THOLOMIES Domaine de Tholomiès 2015
L’OUSTAL BLANC Prima Donna 2014
JURY SOMMELLERIE DOMAINE LA SIRANIERE La Livinière 2012
DOMAINE ANCELY Les Vignes Oubliées 2013
MAS PAUMARHEL Mourel Rouge 2014
JURY VIGNERONS CHATEAU FAITEAU Gaston 2014
CHAMP DU LIEVRE Minervois-La Livinière 2015
CHATEAU MARIS Dynamic 2014

Un air de famille

Que vous dire de plus? J’ai eu du mal à départager mes favoris. Si je mets à part un vin pour lequel j’ai noté « jus de planche » (mais j’étais le seul dans mon jury, alors j’ai cédé à la loi démocratique), aucun vin ne m’a franchement déplu. Mes notes se sont échelonnées entre 12 et 15/20 – avec pas moins de 4 vins pour cette dernière note.

J’ai apprécié l’air de famille qui se dégage de cette appellation – je ne parlerai pas de typicité, vu que les choix d’élevage sont assez différents, et que nous jugions des vins de millésimes très différents. Mais je retiens que les Livinière présentent souvent une étonnante fraîcheur pour une zone tellement gorgée de soleil, et ce n’est pas qu’une question d’acidité, mais aussi d’épices et de structure tannique. Pour plus d’un vin (ne me demandez pas lesquels, c’était à l’aveugle), j’ai écrit « élégance », « poivré », juteux ». Et même pour les vins où l’élevage se faisait le plus sentir, cela restait équilibré (à l’exception d’un seul, je l’ai déjà dit).

Je trouve aussi très important d’avoir pu déguster de vins de plus de 5 ans – nous autres journalistes jugeons trop souvent des vins trop jeunes, en devenir, ceux du millésime le plus récent sur le marché, et c’est parfois faire injure au travail de ceux qui construisent des vins pour durer. Et à quoi bon se réclamer d’un « cru », si c’est pour qu’il soit « cuit » au bout de deux ans?

En résumé: Mesdames et Messieurs de La Livinière, ne changez rien, vous tenez la bonne recette!

Hervé Lalau

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Les 5 du vin : la-liviniere-en-images-et-en-vins

On peut aimer un vin de loin, par tradition familiale ou au hasard de l’ouverture d’une bonne bouteille. On peut aussi apprendre à l’aimer de plus près, en arpentant ses vignes et en écoutant ses vignerons. Pour cette fois, j’ai choisi la deuxième méthode.
Le vin, c’est celui de la Livinière, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous vanter quelques vins, à l’occasion du Livinage, mais où je viens de passer quelques heures à voir, à déguster et à échanger.

Voila pour la ballade. Vous conviendrez avec moi que ce cru ne manque pas de pittoresque.

Et les vins?

Et pour les vins? Je vous donne ma sélection:

La Siranière 2012 et 2013

Clos Centeilles 2011… et 2001

Clos du Marbrier 2014

Clos des Roques 2015 et 2012

L’Oustal Blanc Prima Donna 2014

Château Maris La Touge 2015

La Closerie de Félines 2014

Sainte Eulalie Cantilène 2015

Montcélèbre L’Aldenien 2016 (échantillon)

Château Faîteau Cuvée Gaston 2008 et 2011

Château Gourgazaud 2015

Champ du Lièvre 2014

Borie de Maurel La Féline 2015

En bref

Un tout petit mot d’accompagnement: Mesdames et Messieurs de La Livinière, vos vins (que je déguste régulièrement lors de Terroirs & Millésime en Languedoc) n’ont jamais été aussi bons. Et je ne parle pas que des cuvées de prestige, je parle des vins en général, pour lesquels vous semblez doser de mieux en mieux l’extraction et le bois (quand vous l’utilisez, ce qui n’est pas une obligation). Alors, merci pour l’accueil, et bravo!

Hervé Lalau

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paris-bistro.com : minervois-liviniere-cru-languedocien

Produire ici un vin médiocre serait trahir la beauté des lieux. Sur les pentes du « Petit Causse » exposé plein sud, dernier contre-fort du Massif Central, dominant la plaine du Minervois, au loin l’arrête blanche des Pyrénées, le terroir de La Livinière imprime la pupille. En automne, ses parcelles disséminées dans la garrigue forment un patchwork de nuances de rouge, de jaune et d’orange à faire stopper Matisse en route vers Tanger…

Par un ancrage à leur terre, à leur histoire et à leur bon sens, certains vignerons locaux conscients du potentiel de leur vignoble n’ont eu de cesse de le faire reconnaître. Maurice Piccinini président de la coop de la Livinière et Roger Piquet du Château de Gourgazeaud ont joué ainsi un rôle leader pour la reconnaissance de la l’appellation Minervois-La Livinière. Elle a été finalement obtenue en 1999.

Aujourd’hui, La Livinière rassemble 45 domaines en production avec tous les profils. La renommée du cru languedocien n’a pas manqué d’attirer de grands acteurs tels que les Grands Chais de France ou la famille bordelaise Cazes sans oublier Gérard Bertrand. Ils n’ont pas pris le dessus sur les viticulteurs historiques et/ou indépendants qui travaillent souvent des surfaces ultra-réduites à des rendements si faibles qu’ils en feraient pleurer les viticulteurs champenois ou alsaciens. Ici, on serait plutôt dans le « small is beautiful».

Pas étonnant que les vins de La Livinière comptent parmi les plus séducteurs et prometteurs du Languedoc. C’est un terroir de grands rouges à la trame puissante et des nuances olfactives et gustatives plus ou moins prononcées selon le sous-sol -argilocalcaire, schistes, grès- et les différents assemblages de carignan, grenache, syrah ou mourvèdre autorisés par le cahier des charges de l’appellation.

On est rarement déçus. Les gros loupés sont rares. Labels bios ou non, vendanges manuelles ou machines, extractions plus ou moins poussées, élevages bois ou inox… les pratiques coexistent. A déguster certaines cuvées en verticales, on mesure certes un effet millésime -…parfois inattendu- mais aussi cette garrigue et cette fraîcheur qui peuvent s’emparer des coteaux. Surtout, on relève depuis une douzaine d’années l’émergence d’un style régulier, une signature qui marque une maîtrise de la vinification. Cette diversité se retrouve dans le prix des bouteilles.

De 15 € à 65 € pour d’autres bouteilles séduisantes, l’éventail des tarifs est large. S’ils peuvent sembler élevés, ils ont l’avantage de faire prendre conscience du côté exceptionnel de ces grands vins que le temps rendra encore meilleurs.

Carte d’identité de l’appellation Minervois – La Livinière

Date de création de l’appellation : 16 février 1999
Superficie : Si l’aire officielle de l’appellation représente 2700 ha, seuls 400 ha sont en production.
Production : 11 000 hl (contre un total de 130 000 hl en AOC Minervois)
Rendement maximum : 45 hl/ha
Cépages : syrah, mourvèdre et grenache doivent représenter au minimum 60% de l’encépagement. ( dont 40 % au minimum de syrah et de mouvèdre).
Cépages complémentaires : carignan, cinsault, terret, piquepoul et ribaïrenc.
39 caves particulières et 2 caves coopératives
Les vins ne peuvent être commercialisés qu’à partir du 1er janvier de la seconde année qui suit la récolte.

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